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Titre: Mr. Crpin [Histoire de Mr. Crpin]
Auteur: Tpffer, Rodolphe (1799-1846)
Date de la premire publication: 1837
Lieu et date de l'dition utilise comme modle pour
   ce livre lectronique: Paris, vers 1868
Date de la premire publication sur Project Gutenberg Canada:
   15 juillet 2012
Date de la dernire mise  jour:
   15 juillet 2012
Livre lectronique de Project Gutenberg Canada no 964

Ce livre lectronique a t cr par Rnald Lvesque
 partir d'images gnreusement fournies par Google Books






Mr. CRPIN

Prface

Ci-derrire commence l'histoire vritable de Monsieur Crpin, et comme
quoi il n'leva pas ses onze fils sans bien des vicissitudes provenant
de la supriorit des mthodes de la tterie phrnologique, et des
engouemens de Madame son pouse. A la dite histoire sont annexs les
circonstances et le sort final de Craniose, Bonichon, Fadet, et
l'empltre de madame Pcrin, avec son sort final aussi.

             Va, petit livre, et choisis ton monde, car aux choses
             folles, qui ne rit pas baille, qui ne se livre pas,
             rsiste, qui raisonne se mprend, et qui veut rester
             grave, en est matre.
                                                                    (2.)

[Illustration.]
De retour de son voyage, Mr. Crpin prouve le plaisir de serrer sa
famille dans ses bras.
                                                                    (3.)

[Illustration.]
Les enfans de Mr. Crpin tmoignent  leur pre toute leur filiale
allgresse.
                                                                    (4.)

[Illustration: diptyque.]
Monsieur Crpin assiste aux jeux de ses enfans.
            Monsieur Crpin assiste au repas de ses enfans.
                                                                    (5.)

[Illustration.]
L'Instituteur des jeunes Crpin est prsent  Monsieur leur pre.
                                                                    (6.)

[Illustration.]
Monsieur Crpin assiste  la promenade du soir dont l'Instituteur lui
explique les proprits dans son systme.
                                                                    (7.)

[Illustration.]
Monsieur Crpin assiste  la couche dont l'Instituteur lui explique
les proprits et l'organisation dans son systme.
                                                                    (8.)

[Illustration: triptyque.]
Mr. Crpin se trouve un peu fatigu de cette premire journe.
L'Instituteur lui explique comment dans son systme, il procde du
gnral au particulier.
          Madame Crpin ajoute sur le systme de l'Instituteur quelques
          particularits que celui-ci avait omises par modestie.
                    Mr. Crpin ne ferme pas l'oeil de toute la nuit.
                                                                    (9.)

[Illustration.]
De grand matin, Mr. Crpin assiste aux soins de propret, dont
l'instituteur lui explique la porte hyginique et morale, dans son
systme.
                                                                   (10.)

[Illustration: triptyque.]
Pendant que les jeunes Crpin font un devoir, Mr. Crpin demande o est
l'instruction. L'Instituteur rpond que tous commencent  procder
trs-bien du gnral au particulier.
          Ayant fait venir Joseph, l'Instituteur lui demande o est
          Besanon. Joseph rpond instantanment que Besanon est dans
          l'ensemble des choses, qui comprend l'Univers, qui comprend le
          monde, qui comprend les quatre parties du monde, qui
          comprennent l'Europe, o se trouve Besanon.
                    Mr. Crpin ayant appel Lopold, lui demande
                    lui-mme, combien coteront huit livres de Saindoux,
                     cinq florins la livre? Lopold rpond
                    instantanment que le Saindoux est dans l'ensemble
                    des choses, qui comprend l'univers, qui comprend les
                    trois rgnes, qui comprennent le rgne animal, qui
                    comprend le cochon qui comprend le Saindoux.
                                                                   (11.)

[Illustration: triptyque.]
Mr. Crpin trouve son fils Lopold peu avanc sur l'arithmtique.
L'Instituteur lui explique que dans son systme, l'arithmtique est la
dernire chose que Lopold saura, parce qu'il doit auparavant savoir
l'Algbre, qu'il ne commencera qu'aprs avoir pralablement approfondi la
quantit en gnral.
          Mr. Crpin expose pourquoi le systme lui semble absurde;
          Madame Crpin rtorque comme quoi il est admirable.
          L'Instituteur s'en rapporte entirement  Madame qui seule en
          a suivi les applications et les succs vraiment tonnans.
                    L'affaire s'chauffant, Madame Crpin prend mal, et
                    Monsieur Crpin argumente vivement. L'Instituteur
                    le traite de stupide, incapable de saisir une
                    mthode, et de comprendre un systme.
                                                                   (12.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Crpin ayant intim  l'Instituteur l'ordre de sortir sur le champ
de chez lui, l'Instituteur se retranche derrire le mobilier, et y
proclame nergiquement la supriorit, l'efficacit et l'antriorit de
son systme.
          Les jeunes Crpin accourent au bruit et croyant que Mr. Crpin
          a reu un coup de chaise, escaladent l'Instituteur et procdent
          contre lui du gnral au particulier.
                                                                   (13.)

[Illustration: diptyque.]
Aprs quoi, les jeunes Crpin tant revenus, et retrouvant madame leur
mre saine et sauve, lui sautent au cou pour lui en tmoigner toute leur
joie.
          L'Instituteur laiss dans un foss, y soutient envers et contre
tous la supriorit et l'antriorit de son systme.
                                                                   (14.)

[Illustration: diptyque.]
Pour venger son systme mconnu, l'Instituteur casse les vitres de la
ferme.
          Le Garde champtre ayant paru, l'Instituteur proclame  la
          face du Ciel que ni la force brutale, ni la violence stupide,
          ni une soldatesque effrne n'auront la moindre action sur ses
          convictions intimes.
                                                                   (15.)

[Illustration: diptyque.]
La commune tant accourue au bruit, l'Instituteur se rfugie sur un
poirier d'o il proclame que les fureurs d'une populace imbcille ne
pourront pas davantage sur ses convictions intimes.
          La branche ayant cass, l'Instituteur tombe sur le Marguillier,
          et l'oblige  confesser la supriorit et l'antriorit de son
          systme, pendant que la commune s'enfuit  toutes jambes.
                                                                   (16.)

[Illustration: diptyque.]
Aprs quoi l'Instituteur chappe comme il peut aux chiens de garde.
          Cependant monsieur Crpin, dj fort embarrass de l'ducation
          de ses enfans, reoit comme il peut les reproches de Madame
          Crpin, qui regrette un systme qu'elle avait compris.
                                                                   (17.)

[Illustration.]
Monsieur Crpin ayant demand un Instituteur, par les petites affiches,
plusieurs viennent se prsenter chez lui.
                                                                   (18.)

[Illustration: diptyque.]
Monsieur Crpin ayant choisi un Instituteur qui lui plat,
madame Crpin lui en propose un qui lui plairait davantage.
              Mr. Crpin dj fort embarrass de l'ducation des ses
              enfans, est contrari par les propos de Mde. Crpin qui
              lui reproche d'avoir chass un homme d'esprit pour prendre
              une bte.
                                                                   (19.)

[Illustration.]
Monsieur Crpin, par manire de conciliation, engage les deux
Instituteurs, et leur assigne  chacun un local particulier.
                                                                   (20.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Bonichon met aussitt les Crpin cadets  sa mthode qui consiste 
tudier la physique dans les Aventures de Tlmaque,  la manire Jacotot.
          Mr. Fadet met aussitt les Crpin ans  sa mthode qui
          consiste  tout rduire en nombres fractionnaires, selon un
          systme dont il est l'inventeur.
                                                                   (21.)

[Illustration: diptyque.]
Le soir venu, les deux Instituteurs se promnent dans la grande alle,
et sont d'accord sur ce point que leur prdcesseur n'y entendait rien.
          Les Crpin cadets ayant mis toute la cuisine en physique
          Mr. Crpin reoit les plaintes de sa cuisinire.
                                                                   (22.)

[Illustration: diptyque.]
Les Crpins ans mettant tout le salon en nombres fractionnaires,
Madame en augure avec dlices qu'ils entreront tous  l'cole
polytechnique.
          Madame Crpin complimente Mr. Fadet, Fadet en prend occasion
          de dvelopper sa thorie tant sous le rapport interne, que
          sous le rapport externe ou extrieur.
                                                                   (23.)

[Illustration: diptyque.]
Cependant la cuisinire verse un pot d'eau grasse sur Bonichon pour lui
apprendre  physiquer sa cuisine.
          Mr. Bonichon porte plainte. Mr. Crpin donnant tort  la
          cuisinire, est contrari par Madame Crpin qui donne tort 
          l'Instituteur.
                                                                   (24.)

[Illustration: diptyque.]
Pendant que Mr. Bonichon va changer de linge, Mr Fadet donne raison 
Madame Crpin, et prouve que le mal vient de la mthode vicieuse de son
confrre.
          Entendant cela Bonichon revient sur ses pas pour dfendre sa
          mthode, et foudroie d'un sorite et de deux dilemmes la
          cuisinire que donne raison  Mr. Fadet et  Me. Crpin.
                                                                   (25.)

[Illustration: diptyque.]
L'affaire s'chauffant, Madame Crpin s'vanouit, et Mr. Crpin, qui
donne raison  Bonichon, retient les jeunes Crpin dans leur chambre.
          La cuisinire ayant t chercher sa lchefrite dlivre Mr.
          Fadet et expulse Bonichon de la maison,  perptuit.
                                                                   (26.)

[Illustration: triptyque.]
Bonichon s'enfuit  travers champs en exhalant sa rage.
          Bonichon reste trois jours dans les bois se nourrissant de
          fruits sauvages.
                    Bonichon rflchissant qu'il n'a jamais russi  rien
                    a des ides noires en considrant un abme sans fond.
                                                                   (27.)

[Illustration: diptyque.]
Se mfiant de lui-mme, Bonichon regagne la plaine avant la nuit.
          Arriv dans la plaine, Bonichon obtient par la protection
          secrte de Monsieur Crpin une place de sous-douanier.
                                                                   (28.)

[Illustration: diptyque.]
Fadet qui a beaucoup souffert, reoit les flicitations de ses jeunes
lves pendant que Mr. Crpin est vivement sollicit par sa femme et par
sa cuisinire de lui confier l'ducation de tous ses enfans.
          Fadet enchant attribue son triomphe  la supriorit de sa
          mthode. Mr. Crpin le prie de laisser l sa mthode et de
          donner des bonnes manires  ses enfans.
                                                                   (29.)

[Illustration: diptyque.]
Fadet ayant fait acheter aux jeunes Crpin un lorgnon et un chapeau,
leur enseigne les rgles de l'urbanit franaise.
          Comment, en coutant un suprieur, on flchit lgrement le
          dos, et on marque l'empressement avec la jambe gauche.
                                                                   (30.)

[Illustration: triptyque.]
Comment, interpell par un infrieur, on marque la distance sociale en
retournant seulement le buste pour lorgner ce que demande cet individu.
          Comment,  un homme qui vous insulte on se borne  prsenter
          avec calme sa carte d'adresse.
                    Comment, si un suprieur ternue, on s'incline
                    lgrement, en simulant un souhait du bras gauche.
                                                                   (31.)

[Illustration: triptyque.]
Comment si une incongruit quelconque se fait apercevoir, on feint
d'admirer le paysage, ou l'on suppose avoir entendu un petit bruit dans
la rue.
          Comment, dans une socit lgre et spirituelle, on se pose
          pour causer spectacles, casinos et en gnral les superfluits
           la mode.
                    Comment on se lve en partant d'un clat de rire 
                    un trait d'esprit chapp  un suprieur.
                                                                   (32.)

[Illustration: triptyque.]
Comment on se subordonne avec convenance  la matresse de la maison.
          Comment on prend cong.
                    Les jeunes Crpins, en se subordonnant avec
                    convenance  Madame leur mre lui causent une
                    admiration mlange d'un doux attendrissement.
                                                                   (33.)

[Illustration.]
Monsieur Crpin ayant fait par mgarde un calembourg, tous les jeunes
Crpins se lvent en partant d'un grand clat de rire.
                                                                   (34.)

[Illustration.]
Monsieur Crpin ayant ternu dans la soupe, les jeunes Crpin courent
aussitt vers la fentre, pour feindre d'admirer le paysage.
                                                                   (35.)

[Illustration: diptyque.]
A la promenade du soir, Fadet fait remarquer  Mr. Crpin, combien sa
famille a gagn en urbanit franaise.
          Au retour les jeunes Crpin, passant auprs d'une vigne, y
          entrent deux  deux.
                                                                   (36.)

[Illustration.]
Interpells par le garde champtre, les jeunes Crpin retournent
seulement le buste pour lorgner ce que demande cet individu.
                                                                   (37.)

[Illustration.]
Le garde champtre s'emportant en insultes, les jeunes Crpin se bornent
 lui prsenter avec calme leur carte d'adresse.
                                                                   (38.)

[Illustration: diptyque.]
Pour s'assurer de l'amende le garde champtre enfile d'un coup de sabre
les onze chapeaux et s'enfuit.
          N'ayant plus leur chapeau, les jeunes Crpin jettent leur
          lorgnon et perdent leur tenue, et font de mauvaises manires
          en retournant chez eux.
                                                                   (39.)

[Illustration: diptyque.]
L'autorit civile arrive avec une plainte et demande des dommages et
intrts. Mr. Crpin s'emporte contre Fadet  qui il reproche de
corrompre le naturel bien n des ses enfans.
          Mr. Crpin continuant  s'emporter, Fadet admire et dplore en
          mme temps la stupidit d'un pareil homme.
                                                                   (40.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Crpin s'emporte contre sa femme qui intercde en faveur d'un
systme qu'elle avait compris, et dclare qu'il chasse Fadet  l'instant
mme.
          A ce mot insultant Fadet prsente avec calme sa carte d'adresse
          et Made. Crpin s'vanouit.
                                                                   (41.)

[Illustration: triptyque.]
L'Autorit s'impatientant, Fadet dclare qu'il se rend caution et otage
de l'urbanit franaise de ses jeunes lves, et se rend volontairement
en prison.
          Fadet en prison jette sur le papier quelques quatrains sur sa
          captivit.
                    Fadet refusant une grossire nourriture maigrit
                    assez pour pouvoir, au bout de quelques jours
                    passer  travers les barreaux.
                                                                   (42.)

[Illustration: triptyque.]
Fadet ayant pouss du pied la gurite, emprisonne la force arme, et
s'enfuit.
          Fadet va se cacher dans le comble de la maison Crpin, o la
          cuisinire lui apporte un bouillon.
                    Ayant lev quelques tuiles, Fadet lorgne la beaut
                    du paysage.
                                                                   (43.)

[Illustration: triptyque.]
Fadet rflchissant qu'il n'a jamais russi  rien, est prserv de
toute ide sinistre par des ides avantageuses.
          Aprs un mois pass dans le comble, Fadet obtient par la
          protection secrte de Mr. Crpin une place de teneur de livres
          dans une maison de cravates en crinoline, impermables.
                    Cependant Mr. Crpin, fort embarrass de l'ducation
                    de ses enfans, conjure Madame Crpin de se
                    dsvanouir.
                                                                   (44.)

[Illustration: triptyque.]
L'vanouissement se prolongeant, Monsieur Crpin envoie en toute hte
Lopold chercher le Docteur.
          Le Docteur s'tant tromp de nom va chez madame Pcrin  qui il
          ordonne un empltre de neuf pouces sur les reins.
                    Le Docteur ne venant pas, Mr. Crpin se rend chez
                    celui-ci qui lui apprend qu'il en sort, et que
                    l'ordonnance est dj chez le pharmacien.
                                                                   (45.)

[Illustration: triptyque.]
Monsieur Crpin court chez le pharmacien qui lui remet l'empltre de Mme.
Pcrin.
          Le picotement de l'empltre dsvanouit Madame Crpin au bout
          d'un petit nombre d'heures.
                    A la promenade du soir, Madame Crpin perd son
                    empltre.
                                                                   (46.)

[Illustration: triptyque.]
L'empltre est ramass par Jean Chiffon.
          Qui la vend pour cinq sous  Grentar l'crivain public.
                    Qui la vend pour vingt sous  Gagnepain, l'picier
                    frater.
                                                                   (47.)

[Illustration: diptyque.]
Qui le vend pour trente sous  Bonichon qui s'en fait du bien.
          Cependant Monsieur Crpin tant dj trs perplexe, quant 
          l'ducation de ses enfans, est trs contrari par la visite
          d'un phrnologue clbre qui lui est recommand.
                                                                   (48.)

[Illustration: diptyque.]
Le Phrnologue ayant t pri  diner, tte, en passant, la cuisinire,
et lui reconnat la bosse des bonnes sauces et des coulis succulens, si
elle s'applique bien.
          Mr. Crpin tant survenu, prend  part Mr. Craniose, et le
          prie qu'il ait  s'abstenir de toute phrnologie dans sa
          maison.
                                                                   (49.)

[Illustration.]
Le repas est fort gai, mais ce qui contrarie Mr. Crpin, c'est que sa
femme raffole de la phrnologie, et meurt d'envie d'tre tte.
                                                                   (50.)

[Illustration: diptyque.]
Au dessert, Mr. Crpin prend  part Mme Crpin et la prie de ne pas
attirer la conversation sur ce sujet.
          Madame Crpin n'y pouvant plus tenir engage Mr. Craniose 
          dmontrer sur une bouteille, rien que pour voir. Monsieur
          Crpin s'y oppose vivement, en dclarant que la phrnologie
          est une science immorale et matrialiste.
                                                                   (51.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Craniose est charm d'entendre parler ainsi, afin d'avoir l'occasion
de dtruire des prventions aussi honorables qu'injustes. La phrnologie,
Monsieur, la phrnologie est au contraire une science minemment
spiritualiste; en effet, rduisant tout  l'organisation et  la matire,
elle laisse l'me absolument en dehors de ses investigations. Donc, ne
s'occupant pas de l'me, elle est loin de l'attaquer. Madame Crpin donne
raison  Mr.  Mr Craniose.
          Passant ensuite aux applications les plus lmentaires de cette
          science sublime  la lgislation,  l'ducation,  la religion,
           la morale,  l'hygine,  l'anthropologie,  la polygamie, 
          l'ontologie;... etc., etc. Mr. Craniose recule en entrevoyant
          l'avenir qui attend les Socits!!!!
                                                                   (52.)

[Illustration.]
Passant ensuite  la preuve dmonstrative, Mr. Craniose dballe sa
collection et dmontre que la phrnologie s'appuis sur des faits, que
ces faits sont des bosses, que ces bosses indique le vol dans les ttes
qui ont appartenu  un voleur, le meurtre dans les crnes qui ont
appartenu  un meurtrier, et le savoir dans les crnes qui ont appartenu
 un savant.
                                                                   (53.)

[Illustration: diptyque.]
Madame Crpin n'y pouvant plus tenir, exige de son mari qu'il lui
permette de se laisser tter.
          Mr. Craniose, ttant sans rien dire, Mr. Crpin lit dans son
          expression.
                                                                   (54.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Craniose ayant pouss un cri de dcouverte, Mr. Crpin pousse un cri
involontaire.
           L'opration termine, Mr. Craniose, malgr les instances de
           Mde. Crpin dclare qu'il n'a rien dit, et qu'il ne dira rien.
                                                                   (55.)

[Illustration: diptyque.]
Alors Madame Crpin supplie son mari de se faire tter.
              Madame Crpin ordonne, exige, et menace de se r'vanouir.
                                                                   (56.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Crpin se livre en protestant. Mr. Craniose, du premier coup,
dclare que c'est l un des plus curieux crnes qu'il ait rencontrs,
une conqute pour la science.
          Passant  l'analyse dtaille, Mr. Craniose trouve dans ce
          crne-l des montagnes de sagesse, mais malheureusement une
          petite bosse de prventions porte sur une petite bosse de
          prjugs qui tend  disparatre sous une bosse de scientivit
          que l'on sent crotre. Il y trouve, en second lieu un rudiment
          d'hommicidit qui a t touff par un mamelon d'humanitivit,
          ent lui-mme sur une petite colline de paternitivit. Il y
          trouve en troisime lieu une lgre bosse d'enttement qui
          combat une bosse de faiblesse, et, entre deux, une bosse de
          jugement qui combat l'une par l'autre. Il y trouve en quatrime
          lieu, un monticule de religiosit qui a cras deux tertres
          voltairiens. Il y trouve enfin les bosses d'un poux aimable,
          dvou, soumis, digne en un mot de la compagne accomplie 
          laquelle il a associ son sort.
                                                                   (57.)

[Illustration: diptyque.]
Monsieur Crpin est moins irrit, et Madame Crpin toujours plus ravie
de cette phrnologie.
          Craniose donne communication  ses htes d'un grand projet de
          Socit qu'il se propose de soumettre  l'approbation du
          gouvernement. Cette socit sera fonde sur les bosses. A la
          religion,  la morale et aux lois, Craniose substitue le Grand
          Tteur. Le Grand Tteur tte tous les citoyens
                                                                   (58.)

[Illustration: diptyque.]
qui ont atteint l'ge de quinze an et les rpartit selon leurs bosses.
Ceux qui ont la bosse de la limonade, il les fait tnandiers; la bosse
du pain de sucre, piciers; la bosse du dos et coin, relieurs; la bosse
de L'hmistiche, potes; la bosse du bleu de prusse, peintres; la bosse
du bois de rguelisse, droguistes; du ventilateur, fumistes; de la roue
de rencontre, horlogers; et ainsi de suite. Aprs cela, mettant  part
tous ceux qui ont la bosse du vol, du meurtre, de la strangulation, de
la pendaison, du suicide, de l'asphyxie par charbon ou autrement, il
les dporte pour coloniser les contres lointaines et sauvages. De cette
faon Craniose obtient une socit admirablement organise, o tout
procdant de la bosse, qui procde du Grand Tteur, les lois, la morale,
et la religion deviennent superflus; les lois, parce qu'il n'y a plus de
crimes; la morale, parce que chacun suit sa bosse, la religion, parce
qu'il n'en est plus question.
          Madame Crpin trouve le systme admirable, et se rjouit d'en
          tre; Monsieur Crpin dclare qu'une pareille socit serait
          aussi mprisable qu'impossible.
                                                                   (59.)

[Illustration: diptyque.]
Pendant que Mr. Crpin est sorti pour quelques instans, Madame Crpin
supplie Craniose de faire le Grand Tteur  l'gard de Lopold. Craniose
est enchant des bosses et monticules de l'enfant, qu'il augure digne,
en un mot, de la mre accomplie  laquelle il doit le jour. Il lui trouve
en outre, la bosse des saillies et de la calembourgivit, entre sur la
bosse de l'esprit de rpartie, le tout annonant un homme d'infiniment
d'esprit.
          Ayant la bosse des saillies; Lopold commence par faire une
          cabriole qui renverse la collection. Ce qui simplifie
          singulirement les bosses de plusieurs gredins clbres.
                                                                   (60.)

[Illustration: diptyque.]
Monsieur Crpin revient au bruit, demandant quel est ce vacarme. Lopold,
ayant l'esprit de rpartie, lui rpart:
                   Papa, c'est un vacarme,
                   Si vous avez de l'alarme
                   Prenez de l'eau des Carmes.
          Pendant que Mr. Crpin est sorti pour morigner Lopold, Me.
          Crpin fait tter Gustave. Mr. Craniose, qui a de l'humeur, lui
          trouve la bosse d'un sot moineau.
                                                                   (61.)

[Illustration: triptyque.]
Mr. Crpin revient. tant sot moineau, Gustave s'en prvaut pour sauter
sur le dos de son papa, en fourrant ses pieds dans ses poches.
          Pendant que Mr. Crpin est sorti pour morigner Gustave, Mde.
          Crpin fait tter Samuel. Craniose lui trouve la bosse des
          langues.
                     Samuel qui dteste le latin se met  pleurer. Made.
                     Crpin demande pour lui une autre bosse.
                                                                   (62.)

[Illustration: triptyque.]
Mr. Crpin tant revenu, et trouvant Samuel rtif et pleurard, ne
conoit rien au drangement moral de ses enfans, et en impute la cause 
Fadet qui a gt leur naturel bien n.
          Made. Crpin fait tter Nicolas. Craniose lui montre la bosse
          de la capacit universelle, sur la tte de Nicolas.
                    Mr. Crpin dcouvrant qu'on tte ses fils se fche
                    tout rouge contre la phrnologie, pendant que Made.
                    Crpin se livre  une joie bien naturelle.
                                                                   (63.)

[Illustration.]
L'affaire s'chauffant, Monsieur Crpin jette tous les crnes par la
fentre, et Me. Crpin s'vanouit.
                                                                   (64.)

[Illustration.]
Les jeunes Crpin qui se trouvaient dans le jardin, font aussitt une
partie de quilles.
                                                                   (65.)

[Illustration: diptyque.]
Craniose tant descendu pour reprendre ses crnes de gredins est
repouss avec perte.
          Craniose se rfugie dans la loge du chien et les jeunes Crpin
          continuent leur partie.
                                                                   (66.)

[Illustration: diptyque.]
Craniose, rong de puces, fait rhabiller ses crnes de gredins chez un
raccommodeur de fayence, qui tire parti des meilleurs morceaux et jette
le reste.
          Craniose passe une nuit dtestable.
                                                                   (67.)

[Illustration: diptyque.]
Ayant emball sa collection, Craniose va le lendemain prendre une place
dans la diligence de Bruxelles.
          La diligence tant arrive  la frontire Bonichon recule
          d'horreur  la vue des effets du Phrnologue Craniose.
                                                                   (68.)

[Illustration: diptyque.]
En passant  Berg-op-Zoom, Craniose achte d'un enterreur de morts des
crnes de gredins.
          Arriv  Bruxelles Craniose donne un cours public de
          phrnologie. Il s'attache  dtruire les prventions
          honorables, puis il passe aux applications lmentaires.
                                                                   (69.)

[Illustration: diptyque.]
Puis, passant  la preuve dmonstrative, Craniose montre que la
Phrnologie s'appuis sur des faits, et que ces faits sont des bosses de
gredins.
          Puis, ayant dvelopp sa thorie du Grand Tteur, Craniose
          recule en entrevoyant l'avenir qui attend les socits.
                                                                   (70.)

[Illustration: diptyque.]
Cependant Mr. Crpin dj fort embarrass de l'ducation de ses enfans,
est encore contrari par Mde. Crpin qui, ayant repris ses sens, lui
reproche vivement de l'avoir prive d'un systme qu'elle avait compris.
          Mr. Crpin renonce au systme des Instituteurs  domicile, et
          visite des institutions, pour y placer ses enfans. Monsieur
          Gribouille lui explique sa mthode o tous les lves
          remportent des prix, parce qu'elle est fonde sur l'mulation.
                                                                   (71.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Crpin visite les dortoirs qui sont vastes, spacieux et bien ars,
suivant Gribouille. Madame Crpin trouve que  ressemble trop  la
dcoration des petites Danades.
          Gribouille explique la nourriture qui est saine, simple et
          abondante, conformment au prospectus. Des haricots le matin,
          des haricots le soir. Tous les jeudis du vin tremp. Tous les
          dimanches, un ragot  la sauce, compos de viandes varies et
          servies en menus morceaux.
                                                                   (72.)

[Illustration: diptyque.]
Gribouille explique les rcrations qui ont lieu dans un local champtre
vaste, bien ar, et voisin d'un cours d'eau, conformment au prospectus.
Tous les jours, durant une heure, les lves se livrent dans ce local 
divers exercices, s'y promnent au grand air, o s'y reposent  l'ombre
des arbres, sous la surveillance des pions.
          Gribouille explique les soins de propret. Tous les matins, au
          point du jour, deux cens lves, disposs deux  deux, et sous
          la conduite d'un pion, dfilent sous ce jet frais et abondant.
          Gribouille prie d'observer qu'aucune institution dans le pays
          ne jouit d'un jet semblable.
                                                                   (73.)

[Illustration: diptyque.]
Gribouille explique les soins d'hygine. Conformment au prospectus,
tous les lves, sous la surveillance des pions, sont purgs
mensuellement  l'infirmerie qui est vaste, bien are, et voisine aussi
d'un cours d'eau.
          Mr. Crpin visite un Institut-modle, o il retrouve le
          premier instituteur de ses enfans qui enseigne en procdant du
          gnral au particulier.
                                                                   (74.)

[Illustration: diptyque.]
Mr. Crpin visite l'Institution Farcet, o la mthode est d'instruire en
amusant. Dans ce moment, c'est la leon d'histoire, o le matre fait
danser la pyrrhique  deux petits Macdoniens en carton.
          Mr. Crpin visite l'Institution Parpaillazzi, o la mthode
          est de faire autrement qu'ailleurs.

                                                                   (75.)

[Illustration: triptyque.]
Mr. Crpin visite l'Institution Bonnefoi, o la mthode est de faire
comme on peut et pour le mieux.
          Les fils Crpin entrent dans l'Institution Bonnefoi o,
          classs, d'aprs leur force, ils occupent le dernier banc.
                    Madame Crpin communique  Mr. Crpin une iniquit
                    rvoltante; son fils Nicola lui crit que malgr sa
                    capacit universelle, Mr. Bonnefoi l'a plac le
                    dernier de la classe.
                                                                   (76.)

[Illustration: triptyque.]
D'autre part, Mr. Bonnefoi crit  Mr. Crpin qu'il a  rprimer dans
son fils Lopold (celui qui a la bosse de la rpartivit) un grand
penchant  l'impertinence.
          Mr. Crpin reoit de Mr. Bonnefoi une note pour trois cents
          florins de vitres et pots casss par Gustave, (celui qui a la
          bosse de sot moineau.)
                    Mr. Bonnefoi se plaignant de l'intarissable babil
                    de Samuel (celui qui a la bosse des langues) Made.
                    Crpin s'emporte contre l'Institution, et veut que
                    ses fils en soient retirs  l'instant mme.
                                                                   (77.)

[Illustration: triptyque.]
Mr. Crpin s'y opposant formellement, Madame Crpin a une crise.
          Mr. Crpin se promne en long et en large, en attendant que la
          crise soit passe.
                    Madame Crpin revient  elle pour dclarer qu'elle
                    mourra si on ne lui rend Fadet, Craniose, Farcet,
                    Gribouille et les systmes qu'elle avait compris.
                                                                   (78.)

[Illustration: diptyque.]
L'affaire s'chauffant, Mr. Crpin se retire prcipitamment dans son
cabinet, d'o il dclare que Mr. Bonnefoi lui semble prfrable, et que
ses enfans y resteront.
          Cependant, Bonichon donne la chasse  un chien tout charg
          d'horlogerie et de bijouterie.
                                                                   (79.)

[Illustration: diptyque.]
Mort de Bonichon. Le contrebandier lui tire dessus pour dlivrer
son chien.
          Cependant Craniose continue  professer publiquement dans la
          contr, de faon que ses ides s'y rpandent dans le public.
                                                                   (80.)

[Illustration: diptyque.]
Le contrebandier ayant t arrt est jug par la Cour d'Assises.
               L'Accusateur public s'appuyant sur les preuves de
               l'instruction, et sur les aveux du contrebandier, fltrit
               un crime inspir par la plus basse cupidit, et commis
               avec l'ignoble lchet du guet--pens....
               Il demande que la victime et la Socit soient venges!
                                                                   (81.)

[Illustration.]
L'Avocat convient que les apparences sont contre son client. Il le
suppose mme coupable. Mais il se demande s'il n'est pas des hommes que
la fatalit de leur organisation pousse au crime par une pente
invitable. Il se demandes si, de nos jours, lorsque la science portant
ses investigations jusque dans le replis les plus cachs du cerveau y a
dcouvert et analys avec toute la sret de son scalpel la cause fatale
et premire des passions et des forfaits, il est bien permis  la
socit de punir des crimes obligatoires, comme s'ils tait des forfaits
volontaires! Pour lui, il a visit, dans la prison, son infortun client,
et ds le premier aspect, il fut frapp des signes de frocit native
que prsentait ce crne aplati  sa sommit et dvelopp sur ses flancs,
comme celui de la hyne ou du Jaguar. (Ki, un des Jurs demande  son
voisin, ce que c'est que le Jaguar; son voisin, lui rpond que c'est une
sorte de Caman.)

Immolerez-vous, continue l'avocat, dans un chaleureux mouvement,
immolerez-vous celui qui, en dehors de toute moralit, a tu par apptit,
par instinct, par obissance aux lois d'une nature martre envers lui!
Non; vous ne l'immolerez pas! Mais il y a plus; la science, Messieurs,
la science prouve aussi que la vie de l'homme est inviolable, que nul
n'a le droit de l'ter  son semblable; irez-vous mconnaissant cette
doctrine de haute civilisation,  vous rendre complices en quelque sorte,
du crime de l'accus...  une vie, ajouter la perte, l'irrparable perte,
d'une autre vie,  un cadavre, ajouter un cadavre,  une tombe, une
tombe!! Non, Jurs, vous ne le ferez pas... J'en ai pour garants ces
lumires par lesquelles vous surpassez vos pres, ces lumires
aujourd'hui concentres tout particulirement dans cette classe moyenne
 laquelle vous faites l'honneur d'appartenir!

L'Avocat se rassied et reoit les flicitations des ses collgues.
                                                                   (82.)

[Illustration.]
Aprs la plaidoirie et les rpliques, le Jury se retire pour dlibrer.
Sur les quinze Jurs, huit qui ont suivi le cours de Craniose et vu des
bosses de gredins trouvent la dfense bien forte, et sept autres qui ont
ou parler de l'abolition de la peine de mort, ne la jugent pas faible.
Mr. Pclot affirme avoir reconnu sur tte de l'accus la mme bosse que
le professeur Craniose signalait sur le crne d'un tueur de quatre vingt
neuf. Mr. Bonhomme affirme avoir fait la mme observation, et de plus...
la mme observation.
                                                                   (83.)

[Illustration.]
Le Jury rentre en Cour, et son chef porte au prsident qui en donne
lecture, la rponse du Jury conue en ces termes: Non, l'accus n'est
pas coupable. Le contrebandier est aussitt remis en libert.
                                                                   (84.)

[Illustration: diptyque.]
Madame Crpin boudant depuis trois mois, Mr. Crpin entre un jeudi dans
sa chambre, pour lui communiquer de meilleures nouvelles. Mr. Bonnefoi
crit que tous les enfans ont fait des progrs, except Nicolas qui
compte trop sur sa capacit universelle.
          Les ides de Craniose tant devenues populaires, jusque dans
          les campagnes, on y rencontre des pres ttant leurs fils et
          des oncles leurs neveux.
                                                                   (85.)

[Illustration: triptyque.]
Mais  mesure que les ides de Craniose deviennent populaires, elles
deviennent moins  la mode parmi le beau monde. Craniose n'a plus de
souscripteurs  ses cours, bien qu'il se ruine en affiches.
          Au bout de deux ans, Mr. Bonnefoi crit  Mr. Crpin que dix
          de ses fils sont maintenant en tat d'entrer au collge, et de
          suivre l'instruction publique, ce qui vaut toujours mieux. Il
          gardera Nicolas jusqu' ce qu'il soit revenu de sa capacit.
                    Dj dans une grande gne, Craniose en est rduit
                     composer un livre pour vivre.
                                                                   (86.)

[Illustration: triptyque.]
Au bout de onze mois Craniose meurt de misre un jeudi matin, au septime
tage. Il laisse un testament olographe, par lequel il lgue sa thorie
au monde, et son crne  la science.
          Nul ne rclamant la succession Craniose est port en terre,
          et avec lui, ses trente six crnes de gredins.
                    Au bout de cinq ans Fadet meurt un samedi matin,
                    pour avoir trop serr sa crinoline impermable.
                                                                   (87.)

[Illustration.]
Les fils de Mr Crpin aprs avoir achev leurs tudes, embrassent
diverses carrires et s'y comportent tous honorablement. Au bout de
quelques annes, Mr. Crpin profitant d'un moment o tous ses fils sont
auprs de lui donne un diner  Mr. Bonnefoi. Au dessert, s'tant lev,
Mr. Crpin porte ce toast: Rien de si commun que les mthodes, rien de
plus rare que la conscience. Buvons, messieurs,  Mr. Bonnefoi, dont les
soins, les lumires et la patience vous ont mis dans la voie du travail
et de l'honntet.
                                                                   (88.)




[Fin de Mr. Crpin, par Rodolphe Tpffer]
